Interview

Les résolutions des journalistes pour 2015

9 février 2015

Trois journalistes nous livrent leurs attentes pour l’année 2015 : Code de la presse, convention collective, accès à l’information, révision des subventions à la presse

Hassan BentalebHassan Bentaleb,journaliste au quotidien Libération

« L’accès à l’information »

Mes attentes pour 2015 sont de trois ordres. Premièrement, j’espère l’adoption de la nouvelle convention collective, dont le projet propose la hausse du salaire minimum des journalistes. Cette proposition devrait assurer une stabilité économique pour que les journalistes puissent exercer cette digne fonction qu’est le journalisme dans de meilleures conditions. Deuxième priorité est l’adoption du nouveau Code de la presse durant cette année. Enfin, le projet de loi sur l’accès à l’information doit être introduit dans le circuit législatif. Une presse libre et un travail journalistique respectable et professionnel ne peuvent exister sans la garantie d’un accès à l’information. En plus des trois éléments précités, l’Etat se doit de reconnaitre le rôle fondamental des médias dans la contribution à une société pluraliste.

Aziz ElEl HorHor, journaliste au quotidien Al Akhbar

« Le Code de la presse, une urgence…. »

L’élargissement du champ et de la pratique de la liberté de la presse sont les principaux enjeux pour notre secteur journalistique l’année 2015. Cela doit se traduire par la sortie des prochains textes relatifs à l’édition et la presse. L’adoption de ces projets, même avec leurs limites. À mon avis, il faut sortir ces textes dans les plus brefs délais car la législation actuelle est dépassée. L’adoption de la nouvelle convention collective est également urgente. Plusieurs secteurs ont renouvelé leurs conventions  collectives avec des avantages, sauf notre secteur. Surtout que la situation sociale des journalistes se dégrade de jour en jour. La chaine 2M commence à recourir à la sous-traitance dans son recrutement des journalistes. C’est un scandale !

Sara Bar-rhout, journaliste au quotidien Les Eco

« Dépendance de la publicité »

La presse au Maroc est malade ! Malade de son manque de moyens financiers malgré les subventions prévues par l’Etat, malgré les ventes bien qu’elles soient moins nombreuses que celles de la presse arabophone. La presse peut-elle continuer à vivre au Maroc ? Quelle soutenabilité pour le modèle économique d’organes de presse francophones face à une faiblesse du taux de lectorat francophone, face à la montée en puissance des médias électronique et face aux sensationnalismes qui fait légion dans la presse arabophone la propulsant chaque mois aux premières loges de nombre de diffusion. Nous avions perdu en 2013 : Actuel, Le Soir échos et en 2014 : Stratégie&Management plus connu sous le nom d’Essor Magazine. Ils ont tout simplement disparus, ne pouvant plus couvrir leurs charges. Conséquence ? Le secteur est devenu «malade» de sa dépendance de la publicité, seul gage de sa continuité. Je lui en souhaite un prompt rétablissement en cette année 2015.

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