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Retro 2014 : Anouzla, Coleman et Bekkali

15 janvier 2015

Trois journalistes nous livrent leurs faits marquants de la scène médiatique pour l’année 2014. Rétrospective d’un secteur et d’une profession.

Soumia Mtafe, journaliste-animatrice à Radio Aswat radio

« Le Code de la presse traine »

MtafeL’année s’est écoulée sans avancées majeures dans la scène médiatique. Le projet du Code de la presse traîne en longueur. Son entrée en vigueur était promise pour fin 2014. L’année s’est achevée et, on retiendra que le fait que le ministre de la communication l’a remis à la FMEJ, et aux dirigeants du Syndicat national marocain de la presse (SNPM). En parlant du syndicat, cette instance a également élu un nouveau président en la personne d’Abdellah Bekkali. Mais l’événement qui a marqué la scène journalistique marocaine reste, incontestablement, l’affaire Coleman, avec notamment l’implication de nombreux journalistes marocains, et la publication de documents compromettants pour ces derniers.

Aziza Ait Moussa, journaliste au quotidien Al Maghribia

« Arrestations et poursuites »                        

Aziza Ait moussa2014 a été marquée par les poursuites judiciaires de journalistes comme Ali Anouzla sous la loi anti-terroriste, ainsi que d’autres journaux pour diffamation comme Al An magazine. Cette année a été également marquée par l’arrestation du journaliste Rachid Niny à cause d’une amende judiciaire non payée avant qu’il ne soit relâché deux jours après. Les arrestations et les poursuites à l’encontre des journalistes montrent que l’esprit de la Constitution de 2011, n’a pas eu d’écho sur le terrain. Ces pratiques persistent alors que le dialogue sur le Code de la presse et la loi sur l’accès à l’information est en cours.

Ghassan Waïl Elkarmouni, journaliste à Economie & Entreprises
« Le contre espionnage fabrique l’information »
GhassanL’année passée a été clairement marquée par les leaks de Chris Coleman, qui d’une part nous révèle la vulnérabilité des systèmes de sécurité de données, liées à la diplomatie marocaine, mais aussi la forte implication du contre espionnage dans la « fabrication » de l’opinion et l’information au Maroc. Des révélations qui nous montrentainsià quel point des institutions sécuritaires et médiatique (2M), ont pour mission de créer une image sublimée du Maroc, et de son roi au niveau national et international, n’hésitant pas à corrompre et à influer sur les personnes et les médias.

Propos recueillis par S.L.

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